Relations paradoxales de l'art à la nature






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72 p.
format : 160x240

ISBN
978-2-86272-644-1

date de parution : 16/12/13

18.00

Titre : Relations paradoxales de l'art à la nature

Auteur(s) : Jean-Pierre MOUREY

Résumé :

Expérimenter, entreprendre la mise à jour de nos liens avec la nature, rappeler qu’elle est notre pierre de touche, le fonds constitutif de nos personnes, de nos histoires, tel a été l’enjeu de nombreuses œuvres. L’homme moderne, technicisé conser-verait qu’il le sache ou non, qu’il se le cache ou non, un lien fort avec le substrat naturel. De nombreux artistes se sont mesurés au roc, à la terre, au végétal, à l’animalité. Cela vaut pour ceux qui ont marqué le XXe siècle (Miró, Beuys, Dubuffet) et d’autres plus contemporains (Barceló, Cueco, Méchain, Jan Fabre et d’autres). Cette confrontation à la nature traverse plusieurs œuvres de la littérature (Simon, Handke), de la peinture, de la sculpture, des arts visuels et des arts du corps. Cependant cette quête est, en grande partie, utopique et paradoxale. L’œuvre d’art est une construction, un artefact, elle n’est pas un bloc de nature mais une production de signes. Elle renvoie d’autre part au point de vue, à la localisation de l’artiste, de son regard, de son corps. Enfin une telle confrontation au fonds naturel implique le plus souvent la référence à un récit, à des mythes parlant de la « nature ». L’œuvre qui se mesure à la nature se construit à travers ces paradoxes.