Résistances






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168 p.
format : 160x240

ISBN
978-2-86272-582-6

date de parution : 01/12/11

26.00

Titre : Résistances

Sous-titre : Textures n° 21

Auteur(s) : María A. SEMILLA DURÁN, Yohainna ABDALA-MESA, Sarah AL-MATARY, Anne-Claire GILSON, Alicia KOZAMEH, Maria-Eugénia MALHEIROS-POULET, Emmanuel MARIGNO, Sylvie MARTIN GARRIGUE, Jacques POULET, Begoña RIESGO, Lydia ROMEU, Marie-Thérèse VILELA

Directeur d'ouvrage : María A. SEMILLA DURAN

Résumé :

Ce volume est le résultat du travail de Séminaire qui a eu lieu au sein de l’équipe de recherche LCE/CETIAL, à l’université Lumière Lyon 2, autour d’un concept, celui de “Résistance”, qui est à la fois essentiel et très difficile à cerner, dans la mesure où il se prête à de multiples lectures, bien souvent contradictoires.
Résister veut dire être capable de tenir, de faire face, de durer, de s’affirmer contre quelque chose ou quelqu’un ; être capable de conserver ses principes, ses propriétés, de parer aux agents de destruction, de se maintenir en vie. La résistance est toujours une réponse et un refus, une réaction, non seulement à une action plus ou moins déstabilisante qui vient de l’extérieur mais aussi à des forces intérieures qui peuvent porter atteinte à ce que nous considérons comme étant notre forme « naturelle », une articulation interne propre, une intégrité.
Michel Foucault signale que là où il y a du pouvoir il y a résistance et que donc celle-ci n’est jamais en position d’extériorité par rapport au pouvoir. La résistance est l’autre pôle nécessaire : dans les relations de pouvoir, elle s’inscrit comme l’irréductible vis-à-vis.
Que ce soit donc sur le terrain de l’Histoire, de la littérature, de l’art, de la psychologie, de la sociologie, de la politique ou du langage, ce face-à-face entre le résistant et le résisté fait partie de la vie même. Face au démantèlement des singularités à l’œuvre dans la société moderne, à l’homogénéisation de la banalité, il faut créer des espaces pour apprendre à penser autrement, pour proposer des lectures nouvelles du monde.
C’est ce que les membres du groupe ont essayé de faire : chacun a choisi un sujet en consonance avec son itinéraire de recherche, chacun s’est interrogé sur les forces en présence, les stratégies, les champs d’application, que ce soit dans les arts plastiques, la littérature, le discours de presse, les processus culturels. Pour compléter ces approches théoriques, nous comptons en outre avec un texte inédit de l’écrivain Alicia Kozameh, ex-prisonnière politique de la dernière dictature argentine ; texte qui témoigne de cette tension entre la vie et le pouvoir qui est la définition même de la résistance. Nous avons voulu également traduire deux extraits de ses récits, pour montrer à quel point l’écriture est le noyau indéclinable de cet attachement à une vérité intérieure.