Religieuse en chemise et le Cochon mitré (La)






Cliquez pour zoomer

208 p.
format : 16x24

ISBN
978-2-86272-518-5

date de parution : 10/09/09

Indispo.

Titre : Religieuse en chemise et le Cochon mitré (La)

Auteur(s) : CHAVIGNY DE LA BRETONNIÈRE

Directeur d'ouvrage : Jean SGARD

Résumé :

Un jeune bénédictin défroque et s’enfuit en Hollande. Là, il vit de travaux de plume : romans, libelles, journaux ; il se ruine, il vend sa plume. Jusqu’ici, rien que de banal. Mais après une dizaine de petits romans bâclés, il écrit soudain, en 1683, Vénus dans le cloître ou la Religieuse en chemise, dialogue philosophique et libertin d’une réelle audace, et qu’on peut considérer comme l’ancêtre des contes libertins des Lumières : d’Argens, Crébillon, Diderot, Sade l’ont lu et en ont retenu les leçons. Deux ans plus tard, Chavigny
de La Bretonnière pousse l’audace plus loin : il collabore à la Gazette d’Amsterdam et se lance dans une campagne de presse contre Louis XIV ; et il ébauche, contre Louvois, l’archevêque Le Tellier et Mme de Maintenon, un violent pamphlet : Le Cochon mitré. On est en 1685, à la veille de la Révocation. La réponse de Louvois est foudroyante : Chavigny est enlevé, jeté à la Bastille, torturé, puis enfermé à vie au Mont Saint-Michel. Ses écrits sont brûlés, les traces de son enlèvement et de son interrogatoire sont effacées, le nom de La Bretonnière disparaît de l’histoire. Telle est la ténébreuse affaire que l’on développe ici. C’est aussi une histoire de livres et d’éditions, car sur la ruine de notre écrivain, les faux pullulent : ses complices et ceux qui l’ont dénoncé pillent ses brouillons et rédigent un faux Cochon mitré ; les éditeurs de la Religieuse en chemise ajoutent aux trois « entretiens » de Chavigny trois autres entretiens apocryphes, et le petit roman, devenu bréviaire du libertinage, traverse le XVIIIe siècle sous toutes sortes de formes. Il fallait donc à la fois rendre un nom et une carrière à Chavigny de La Bretonnière, lui attribuer ce qui reste son chef-d’œuvre, et le dégager des faux qui l’ont jusqu’à présent défiguré.