Libertinage et Philosophie n°11






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392 p.
format : 15x21

ISBN
978-2-86272-512-3

date de parution : 08/10/09

25.00

Titre : Libertinage et Philosophie n°11

Sous-titre : Le libertinage et l'éthique à l'Âge classique

Directeur d'ouvrage : Antony Mc KENNA, Pierre-François MOREAU

Résumé :

Du début à la fi n du XVIIe siècle, aux yeux des apologistes, le libertin n’a pas de philosophie 
digne de ce nom : il se sert de prétextes divers et superfi ciels pour se donner un alibi et pour 
faire bonne fi gure ; il cherche le « bon air » selon une formule de Pascal. Le libertin s’adonne 
à la licence des mœurs dans l’élégance mondaine. Il est de « mauvaise foi » ; son incroyance 
affi chée n’est qu’une posture sociale. C’est une tautologie chez les apologistes. 
Dans une lettre de 1671 à propos du Traité théologico-politique, Lambert van Velthuysen 
accuse Spinoza d’athéisme. Il est tout à fait remarquable que, dans sa réponse, Spinoza 
commence par répondre à l’accusation d’athéisme non en termes de théologie mais en termes 
de comportement – comme s’il s’agissait d’abord d’une question éthique, et non pas d’une 
question de croyance ou de démonstration théorique. Avant d’être une conception théorique, 
l’athéisme, comme le libertinisme ou toute forme de regard critique sur les croyances, est un 
choix éthique. C’est de cela d’abord qu’athées, incroyants et libertins doivent se justifi er. 
Et ce fut ainsi dès le début : les attaques contre les « libertins » ont tout de suite porté sur 
leur conduite au moins autant que sur leurs thèses. D’où leur attitude ou plutôt leur éventail 
d’attitudes : assumer les comportements qu’on leur attribue et les justifi er, refuser au contraire 
ces accusations comme infamantes, montrer enfi n la diversité des mœurs au cours de l’histoire, 
qui empêcherait la constitution d’une éthique universelle.