Libertinage et philosophie au XVIIe n°10






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312 p.
format : 15x21

ISBN
978-2-86272-490-4

date de parution : 01/01/08

22.00

Titre : Libertinage et philosophie au XVIIe n°10

Auteur(s) : COLLECTIF

Résumé :

La science et l’expérience scientifique préexistent-elles à la littérature, ou la littérature et les expériences fictionnelles permettent-elles l’accès à une « vérité scientifique », qui serait entre autres celle du doute, de la nécessité du questionnement permanent des systèmes et des vérités a priori rationnelles ? À une époque où la rupture entre science et littérature est censée être en partie consommée, quel est l’enjeu de cette articulation persistante entre deux types de discours, dont l’un est fondé sur l’exercice de la raison, l’autre davantage sur l’importance de l’imagination ? Quels sont les modèles scientifiques que donne majoritairement à lire la littérature de l’âge classique ? Quels mots le rationalisme cartésien trouve-t-il pour se dire ? Une vision gassendiste du monde est-elle plus directement en accord avec les exigences de la littérature, voire de la fiction ? Telles sont les questions qui ont motivé le choix d’un tel objet de recherche.
Les articles permettent d’établir deux modes essentiels de positionnement des écrivains par rapport à la science. Certains semblent instaurer une démarcation entre l’exigence rationnelle de la science et la littérature, qui s’accommode mal d’un véritable désenchantement du monde et de sa traduction en langage mathématique. Il y aurait cependant, plus qu’une franche opposition, un certain continuum entre les auteurs qui font entrer la pensée scientifique en littérature et ceux qui laissent une large place à l’imagination. Ceux-là mêmes qui semblent attaquer avec force « la folle du logis » comme une des principales sources d’erreur la réhabilitent parfois en recourant à la fiction. C’est ce paradoxe que les articles ici réunis entendent explorer.