Agnellus de Ravenne






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352 p.
format : 16x24

ISBN
2-86272-309-6

date de parution : 01/01/05

45.00

Titre : Agnellus de Ravenne

Sous-titre : Lectures galéniques : le «De pulsibus ad tirones»

Directeur d'ouvrage : Nicoletta PALMIERI

Résumé :

Maître d’école vraisemblablement actif dans la Ravenne byzantine et, à en croire une partie de la tradition manuscrite, auteur de quatre (ou trois) commentaires à Galien, Agnellus, archiatre autrement inconnu, lie son nom au seul témoignage complet parvenu jusqu’à nous du programme d’initiation en vigueur à l’école d’Alexandrie au cours des vie et viie siècles. Les textes commentés dans la série d’ouvrages que, d’après le manuscrit Ambrosianus G 108 inf. (fin ixe s.), témoin principal de cette tradition, l’on peut attribuer à cet auteur, De sectis, Ars medica, De pulsibus ad tirones, Ad Glauconem de medendi methodo, sont ceux que les Arabes énumèrent, dans ce même ordre, pour décrire le curriculum des études galéniques prévues pour les débutants dans la ville égyptienne. Cette editio princeps du commentaire sur le De pulsibus, seul texte de la collection pour lequel le manuscrit milanais est codex unicus, répond à plusieurs desiderata. Bâties vraisemblablement sur le modèle de sources grecques aujourd’hui perdues, les notes de cours transmises par l’Ambrosianus reflètent une lecture alexandrine du texte galénique que la tradition directe grecque n’a pas conservée mais que l’on retrouve dans la version arabe du commentaire au De pulsibus par Ioannes Grammatikos ; texte latin et version arabe nous permettent ainsi de combler une lacune dans nos connaissances sur ce premier galénisme que constitua la médecine alexandrine. La langue d’Agnellus, curieux mélange d’hellénismes et de vulgarismes en phase d’évolution vers la langue romane, ne peut que susciter l’intérêt des spécialistes du latin tardif : faut-il croire que ces cours galéniques sont l’œuvre d’un auteur de langue maternelle grecque s’exprimant (mal) dans une langue qui n’est pas la sienne ? Quoi qu’il en soit, ce texte dans l’ensemble difficile et parfois obscur, témoigne, à sa manière, d’un effort significatif dans la conservation du savoir.